ℙ𝕒𝕣𝕥𝕚𝕣 𝕤𝕖𝕦𝕝𝕖 𝕖́𝕥𝕦𝕕𝕚𝕖𝕣 𝕒̀ 𝕝’𝕖́𝕥𝕣𝕒𝕟𝕘𝕖𝕣

De la France à la Hongrie


Ymane, jeune étudiante lyonnaise décide à 21 ans de s’envoler seule en Hongrie pour aller étudier. Elle y restera 1 an.

Elle partage avec nous son expérience dans cette interview ⬇

Pour Commencer, peux-tu nous parler de ton parcours scolaire ?

Après avoir obtenu mon BAC ES, j’ai fait un DUT Gestion Administrative et Commerciale des Organisations, puis une fois mon DUT en poche, je suis partie un an en Erasmus à la Budapest Business School en Hongrie où je suivais une troisième année de commerce international. De retour en France, J’ai décidé de refaire une troisième année de faculté pour avoir plus de chances d’intégrer un master dans une école de commerce du TOP 10 en France. C’est la raison pour laquelle, j’ai suivi un double cursus classe préparatoire ATS (adaptation technicienne supérieur) parallèlement à une licence économie-gestion à l’université de Lyon. Actuellement, je suis étudiante en Master 1 Programme Grande Ecole .

Pourquoi avoir choisi cette branche ?

Après le BAC, je n’étais pas certaine de ce que je désirais faire mais j’étais attirée par le commerce et ses vastes possibilités de spécialisation en finance, en management, en marketing, en communication …

Avant ce déménagement, avais-tu déjà quitté ta famille pour une longue durée?

Non jamais mais j’avais envie de découvrir autre chose. Je voulais avoir le sentiment d’être indépendante et responsable.

Pourquoi la Hongrie ?

J’ai choisi la Hongrie car, là-bas se trouvait une université où les cours étaient enseignés en anglais parmi la courte liste des zones disponibles en troisième année de DUT à l’étranger (DUETI).

Comment s’est déroulé ton déménagement ? Avais-tu un référent sur place qui était disponible si jamais tu aurais eu un souci?

Je suis partie avec une grosse valise et un bagage à main pour emménager directement dans mon nouvel appartement que je partageais avec trois autres colocataires. Non, je n’avais pas de référent sur place à par le service international de l’université pour ce qu’il s’agissait des cours.

L’enseignement hongrois est-il différent de l’enseignement français ? Si oui, en quoi diffère t-il ?

On avait la possibilité de choisir nos cours « à la carte » en respectant un minimum de crédits totaux, je n’avais quasiment pas cours (15H max par semaine) et énormément de temps libre, c’était sympa, j’en ai profité pour voyager. Les cours étaient 100% dispensés en anglais, c’était tout nouveau pour moi. Je n’écoutais et ne parlais plus que cette langue, cela m’a permis de nettement améliorer mon niveau.

Comment as-tu vécu la différence de culture ?

C’est une ville européenne donc dans le style de vie, je n’étais pas trop en décalage. En revanche, j’ai eu l’impression que les Hongrois n’étaient pas très ouverts aux étrangers, la population étant vieillissante.

Pour y vivre, as-tu eu besoin de travailler ?

Non pas du tout, la Hongrie étant un pays plutôt pauvre, le coût de la vie est très bas comparé à celui de la France.

Cette expérience, a-t-elle été bénéfique pour toi ?

Totalement! Même si ce pays n’était pas mon premier choix et que je ne savais pas trop quoi faire, j’avais tout de même besoin de nouveauté. Ca a été une expérience plus qu’enrichissante sur le point personnel, scolaire et puis même pour ma future vie professionnelle. J’ai beaucoup appris et j’ai rencontré des personnes incroyables.

Que retiens-tu de cette aventure?

Que du positif! Cette aventure m’a aidé à me développer personnellement. J’ai emporté avec moi des souvenirs, des amitiés, des voyages…

Si tu devais donner un conseil à un étudiant qui souhaiterait partir mais qui n’ose pas, se serait lequel?

Fonce! Je sais que partir du jour au lendemain et pendant une longue durée peux faire peur à première vue, mais c’est tellement une expérience incroyable, qu’elle mérite d’être vécue. En tant qu’étudiant, nous avons plusieurs opportunités qui nous permettent de découvrir le monde, l’inconnu, l’autre mais surtout de se découvrir et de devenir la meilleure version de nous-même.

Merci à Ymane

Bonne lecture!

𝔹𝕚𝕖𝕟 𝕧𝕚𝕧𝕣𝕖 𝕝𝕖 𝕔𝕠𝕟𝕗𝕚𝕟𝕖𝕞𝕖𝕟𝕥!

Lundi 16 mars, Emmanuel Macron annonçait que le 1er confinement commencerait le lendemain. Suite à cette annonce, j’ai été partagé entre la peur du changement soudain et le soulagement de voir la pression quotidienne retombée.

Comment s’est passé mon confinement??

Rester à la maison ne me dérangeait absolument pas, bien au contraire! J’étais dans mon cocon, ce qui me protégeait des émotions extérieures. Seulement, très vite, quand j’allumais la TV, l’angoisse me prenait à la gorge et me coupait littéralement la respiration, néanmoins ce n’était rien à côté de la tristesse d’être séparée de ma précieuse famille. Il en était fini des goûters tous ensemble le samedi après-midi chez les grands-parents. A ce moment-là, les appels vidéo étaient ma bouffée d’oxygène, ils me réconfortaient. Puis, tout le monde se portait bien, c’est ce qu’il comptait.

Je passais la plupart de mes journées dans un ascenseur émotionnel. Tiraillée entre le bien-être profond quand le seul fond sonore était le chant des oiseaux et le battement des ailes des papillons revenu conquérir leur terre, une fois l’envahisseur enfermé et l’anxiété quand je sollicitais le crieur public de notre époque (la TV). Alors, j’ai décidé de lui fermer son clapet pour de bon et de n’écouter que ce que je déciderais d’écouter.

Je me suis jetée corps et âme dans le sport pour évacuer toutes les mauvaises ondes. Je prenais régulièrement des bains de soleil. Un bon shot d’endorphine et de vitamine D !! J’avais une alimentation saine, des fruits, des légumes. Je n’avais pas le choix, Mc do étant fermé😂 ! Aussi, ma religion qui a une grande place dans ma vie a énormément contribué à mon apaisement.

Je vous disais dans mon 1er article sur l’hypersensibilité, qu’il y avait des bons côtés à être hypersensible. J’ai une capacité d’adaptation plus développée que la moyenne, ce qui m’a allégé la situation de stress.

J’ai voulu que ce changement soit bénéfique pour moi! A partir du moment où j’ai pris la décision de ne plus utiliser mon temps à ruminer, j’ai pu enfin reposer mon esprit et mon cœur.

Conclusion: malgré toute l’angoisse que j’ai pu ressentir, je dirais que ce confinement a eu un effet positif sur moi. Il m’a aidé à comprendre que je pouvais trouver des solutions pour mieux vivre les mauvaises situations et que je pouvais gérer les changements soudains.

Nous ne sommes pas à l’abri d’un reconfinement dans les semaines à venir.

Voici mes 6 conseils pour vivre au mieux un confinement:

  • Avoir un sommeil réparateur
  • Avoir une alimentation saine
  • Avoir une activité physique (yoga, musculation, danse…)
  • Trouver une occupation qui vous plaît (lecture, peinture, cuisine…)
  • Eviter toutes ondes négatives (infos en boucle…)
  • Communiquer

J’aimerais développer mon dernier conseil. Souvent, nous sous-estimons la communication verbale. Pourtant, elle est indispensable à notre bonne santé mentale et physique. Je m’explique. Une personne qui souffre et qui n’en parle pas, va se renfermer sur elle-même et ruminer pendant des jours. Sa rumination va entrainer du stress et le stress va engendrer toutes sortes de réactions de l’organisme, tant émotionnelles que physiques. Si cette personne est en situation de confinement par exemple, le stress sera d’autant plus élevé et donc plus destructeur. Il est important de choisir le bon interlocuteur. Il n’est pas tenu de vous répondre mais de vous écouter. Le simple fait de vous écouter vous fera sentir mieux, ne serait-ce que sur le moment. Il est aussi important de bien savoir communiquer. Une communication verbale calme permettra une bonne compréhension de l’interlocuteur et donc une discussion constructive sera possible.

Libérer sa parole c’est se libérer !

Bonne lecture.

𝕄𝕒 𝕕𝕖̄𝕔𝕠𝕦𝕧𝕖𝕣𝕥𝕖

Comme mentionné dans ma bio, j’ai découvert mon hypersensibilité il y a peu. Il paraît que je suis née comme ça ! Pour ma part, c’est tout à fait juste car, je me sens « différente » depuis ma plus « tendre » enfance. Vous comprendrez, par la suite, pourquoi j’utilise des guillemets pour certains mots. La plupart des êtres humains font preuve de sensibilité mais ne sont pas hypersensibles. L’hypersensibilité est plus complexe. Mais, c’est quoi??? Bah c’est constamment les montagnes russes dans ton cerveau et dans ton corps. 

Dans ton corps Ines ? Ouais dans mon corps! Si j’ai passé la journée avec une personne émotive ou dans le bruit, je peux être sure d’avoir une migraine et/ou un épuisement en fin de journée. L’hypersensible c’est le bob l’éponge de l’émotion. Il lui faut deux jours dans le calme pour se dégorger de toute cette tension. 

Et la fatigue, on en parle ?? je suis constamment fatiguée. Fatiguée du bruit, fatiguée du stress, de mes émotions négatives exacerbées, du trop-plein d’information qui me tombe dessus comme tomberait une pluie de pierres sur le coin de ma tête. J’ai besoin au minimum de 9h de sommeil et quand mon mari (le pauvre) a le malheur de respirer trop fort pendant la nuit, je m’exaspère. 

Ma relation avec l’autre est assez contradictoire. Je m’attache très (trop) vite, je vis les moments avec de l’authenticité et avec un maximum d’intensité. Pourtant, passer plus de 2h avec quelqu’un me demande beaucoup d’efforts. Je m’adapte aux situations gênantes que je rencontre au quotidien. Un caméléon qui s’adapte certes mais un caméléon qui souffre. 

GARE à celui qui oserait me critiquer! Qu’il m’arrache mon cœur, ça me ferait moins mal. Depuis petite, je veux plaire et contenter mon entourage, de peur de décevoir. J’ai décroché les meilleures notes à l’école pour que ma famille me complimente, j’étais assidue au sport, je rentrais dans les cases, quoi. Je me nourrissais (encore maintenant) des éloges que l’on me faisait. A chaque fois, c’était le carnaval de Rio à l’intérieur de moi. 

J’ai envi de vous raconter une anecdote. J’étais en 5ème, en classe d’anglais, la prof nous avais donné un devoir sur table. J’avais faits tous les exercices sauf UN. Je butais sur CET exercice. Je me suis mise à pleurer, des flots et des flots. Pour moi, c’était la cata, le cataclysme! Dans mon cerveau, ça fusait. « Tu es nulle », « ta mère va être déçue », « idiote »… Je me souviens de l’appréciation de ma prof à la fin du trimestre. « Ines est une très bonne élève mais trop perfectionniste va falloir lever le pied ». Je ris là tout de suite car, ça me fait tellement écho aujourd’hui.  

Mais STOP! L’hypersensibilité a des bons côtés. On est empathique (trop parfois), ce qui nous amène à multiplier les bonnes actions. On est comme Dumbo, on a une grande capacité d’écoute. Si jamais, t’es une Nellie Oleson, je te sentirais à des km. Notre forte intuition nous fait rarement défaut. Et puis j’allais oublier Madame Logique! L’hypersensible prend en compte une plus grande diversité et une complexité d’informations sensorielles, émotionnelles et intellectuelles, ce qui revient à penser plus vaste et plus profond. 

Pourquoi, Ines, tu as décidé de créer un blog ? J’allais y venir. J’ai décidé de créer mon blog car j’ai besoin de créer, de sublimer, de partager, de m’envoler dans un instant artistique et créative. C’est ma thérapie à moi. 

Bonne lecture!